Blason von Allmen

La famille von Allmen a pour lieu d’origine légale ("Heimat") la commune de Lauterbrunnen dans l’Oberland bernois. Cette commune est constituée des villages de Lauterbrunnen, Gimmelwald, Stechelberg, Mürren et Wengen.

 

Il y avait déjà des von Allmen à Lauterbrunnen dès 1295, et ils arrivèrent probablement dans la vallée depuis le Valais voisin dans le seconde moitié du 13ème siècle, traversant les Alpes sous la pression de la surpopulation. La vallée de Lauterbrunnen n’était que peu peuplée à cette époque et plusieurs de ces villages ont été fondés par les nouveaux arrivants.

 

 

Le sens littéral du nom est "des pâturages communs".   Les premiers von Allmen dans le canton de Berne semblent avoir habité les montagnes en-dessus de Lauterbrunnen, et il est donc possible qu'on leur ait donné le nom à ce moment-là, et qu’ils s’appelaient autrement avant de quitter le Valais.

 

Entre les premières références à la famille:

En 1295, Willelm von Almen est l'un des receveurs d'un fief à Sevinen, près de Gimmelwald.

En 1333, Peter von Allmen fonctionne comme témoin à une vente à Isenfluh.

En 1335, Walter von Almon vend du terrain à Mürren.

En 1337, Ulrich et Katherina von Allmen de Lauterbrunnen vendent du terrain à Mürren.

En 1398, Joh. von Allmen vend du terrain à Mürren.

En 1444, Hans von Allmen vend du terrain à Schilt, près de Gimmelwald.

 

La construction de l'église de Lauterbrunnen a débuté en 1486, et le "Jahrzeitbuch von Lauterbrunnen" de 1488 décrit les dons qui ont été fait pour ce travail.  Plusieurs von Allmen offrent de l’argent, mais Hans von Alman donne une vache, et Addala, femme de Christan von Almon donne un mouton!

 

En 1669, la peste a ravagé la vallée de Lauterbrunnen, faisant de très nombreuses victimes.  D’après le "Pestbuch von Lauterbrunnen"  tenu par les pasteurs Lutz et Küng, la première victime de la peste au village de Lauterbrunnen est décédée le 17 juillet.  L’épidémie s’est propagée ensuite dans le haut de la vallée vers Mürren (le 15 septembre), Gimmmelwald (le 29 septembre) et Stechelberg (le 8 octobre).  La dernière mort enregistrée par pasteur Küng est celle de l'enfant de Christen von Allmen le 8 octobre, mais l'épidémie a duré encore jusqu'au 5 novembre, emportant également le pasteur Küng.  Au moins une trentaine de von Allmen ont disparu, pour la plupart dans les derniers mois du fléau, et comme les von Allmen étaient nombreux dans le haut de la vallée, il est fort possible que le nombre de décès dans notre famille dépasse de loin ceux enregistrés.   

 

Lors des guerres contre les Français en 1798, quelques von Allmen sont tombés à Fraubrunnen ainsi qu'à Grauholz, y défendant la République oligarchique de Berne et l'Ancienne Confédération.  Des tables de marbre à la Cathédrale de Berne portent leurs noms.

 

A partir du début du 19ème siècle, des von Allmen sont entrés dans la nouvelle industrie du tourisme, et on trouve des hôteliers, ainsi que des guides de montagne.

 

 

Aujourd’hui la famille s’est répandue dans toute la Suisse, mais il y a encore bon nombre de von Allmen dans la région de Lauterbrunnen.  Il y a quelque 1,600 personnes du nom répertoriées dans l’annuaire suisse.

 

 

Par le passé on trouvait plusieurs orthographes du nom, dont "von Allmen", "von Almen", "von Alman" et "von Almon".  Et "von Allmen" et "von Almen" sont utilisés dans les registres de paroisse (actuellement gardés dans les archives cantonales à Berne), mais "von Allmen" est l’orthographe la plus courante en Suisse aujourd’hui.

 

Une branche de la famille von Allmen a apparemment changé son nom en Allmer aux environs de 1700, mais nous n’avons pas de plus amples informations.

 

Peter von Allmen de Lauterbrunnen est arrivé très tôt dans le canton de  Neuchâtel ou il n’y avait que peu de germanophones. Vraisemblablement pour s’intégrer plus facilement, il a traduit son nom en "Pierre Ducommun". Malheureusement pour lui, le nom Ducommun était déjà bien implanté dans la région. Pour distinguer sa famille des autres, les Neuchâtelois lui ont attribué un surnom qui s’est officialisé en Ducommun-dit-l'Allemand.  Peter/Pierre a reçu ses lettres de naturalisation à Neuchâtel (alors principauté prussienne) en date du 22 septembre 1724.

 

Une branche francophone de la famille installée au Canada à changé son nom pour dAllmen au début des années 1900.




 

Notre branche de la famille habitait principalement le village de Gimmelwald en-dessus de Lauterbrunnen.  Nous avons remonté cette lignée jusqu’au 17ème siècle.

 

Parmi nos ancêtres se trouve Hans von Allmen (né vers 1675), "Statthalter" de Lauterbrunnen, qui a été obligé de démissionner quand les autorités ecclésiastiques ont découvert qu’il ne savait ni lire ni écrire!  Le pasteur de Lauterbrunnen est allé voir le Mgh. Landvogt Gross à cheval, pour lui demander de garder Hans en service.  Mais la réponse était sans appel: "Der Statthalter Hans von Allmen seye ihme keineswegs anstendig und habe ihm gutwillig die Demission ertheilt, weil er nicht schreiben und lesen könne, wolle absolut keinen solchen Statthalter leiden."  Son successeur était un autre de nos ancêtres, Hans Linder (1683-1753).

 

 

Lauterbrunnen

 

De 1789 à 1799, l’instituteur de Gimmelwald était Christen von Allmen (1743-1810), mari de la petite-fille de Hans von Allmen. Selon l'enquête sur les écoles bernoises de 1799, Gimmelwald comptait 137 habitants, dont 20 enfants qui fréquentaient l'école.  La fréquentation de l'école de Gimmelwald est qualifiée de "bonne", alors que celle de Lauterbrunnen est plutôt "faible", et celle d'Isenfluh, Wengen et Mürren "très faible". Il est intéressant de noter que Christian, comme tous les maîtres d'école de la vallée, donnait ses leçons dans sa propre maison. En 1799, il a gagné 44 francs 40. La moitié de cette somme a été payée par le canton "Oberland" et le reste par la commune de Gimmelwald. L'année suivante, Christian n'est plus le maître du village, et le pasteur Samuel Zimmerlin écrit dans une lettre datée du 21 décembre 1800: "Ein Jahr vorher erntete die Gimmelwaldschule noch Lob, mit dem Schulmeisterweschsel aber verblaste es."  (Traduit ainsi: "L'année passée, l'école de Gimmelwald récoltait encore des louanges mais avec le changement de maître d'école, c'est terminé.")

 

Deux des fils de Christen: Peter et Heinrich, épousèrent les soeurs Anna et Margaritha Kammer, et étrangement, les deux frères mourrurent jeune à quelques jours de différence, quoique aucune cause de décès ne soit mentionée dans le registre des décès.  Peter von Allmen est né à Gimmelwald et a été baptisé à Lauterbrunnen le 8 octobre 1775.  Il a épousé Anna Kammer le 22 juin 1801, et est mort le 4 août 1806, laissant sa veuve avec trois fils en dessous de l'âge de 4 ans.  Anna se remaria ensuite avec Ulrich Gertsch.

 

Le fils cadet de Peter et Anna, Ulrich von Allmen, est né à Gimmelwald le 5 octobre 1805 et épousa Margritha Wyss à Gündlischwand le 28 septembre 1834. Ils eurent trois enfants avant le décès de Margritha environ en 1843, et Ulrich épousa en seconde noce Barbara Winterberger à Lauterbrunnen le 1er août 1845.

 

Ulrich et Barbara ont émigré de la vallée de Lauterbrunnnen vers le canton de Neuchâtel environ en 1846, et s'installèrent près de Boudeviliers, où la plupart de leurs 11 enfants sont nés.  C'était à une époque de récession économique, lorsque bien des suisses émigrèrent pour chercher une vie meilleure, particulièrement pour ceux provenant des zones rurales très touchées, alors que d'autres ont cherché des conditions plus clémentes ailleurs en Suisse. Ulrich a peut-être aussi cherché un nouveau départ après le décès de sa première femme.

 

La fille cadette du premier mariage d'Ulysse, Marianna von Allmen, est née à  Lauterbrunnen le 9 Juillet 1843, et a vécu quelques temps avec sa grand-mère maternelle après la mort de sa mère, ne rejoignant son père et sa belle-mère à Boudevilliers que quelques années plus tard.  Elle se mit au service d'un tailleur du Locle, et a eu un fils, Hermann von Allmen, à Berne le 31 juillet 1877, retournant travailler pour le même tailleur après la naissance du bébé.

 

Hermann épousa Anna-Louise Lörtscher à Berne le 17 juin 1907.  Elle était née à Berne le 4 août 1882, et ses ancêtres Lörtscher provenaient du village de Spiez. Hermann était coiffeur, et plus tard, jardinier dans l'institut où son fils aîné enseignait.  Après avoir quitté l'institut, il a travaillé dans une fabrique d'horlogerie à Neuchâtel. Hermann est décédé à Neuchâtel en 1950, et Anna-Louise à Lausanne en 1968.

 

Hermann et Anna-Louise eurent 4 enfants, et l'aîné, Paul Herman von Allmen, est né à Berne le 3 mai 1908. Alors qu'il avait 3 ans, la famille s'est intallée de manière permanante dans le canton de Neuchâtel, et il a fait toute sa scolarité en français, bien qu'il ait aussi appris l'allemand et le dialecte suisse allemand.  Paul est devenu instituteur, et durant la dépression économique des années 30, il a passé une année en Turquie, enseignant dans une école de Tarse.  Quand il revint en Suisse, il entendit parler d'une ouverture pour un couple marié pour prendre en charge le collège de Bellevue à Bevaix, et cela lui donna le courage de demander en mariage son amie d'enfance Cécile Mathilde Roulet, qui à ce moment là travaillait comme institutrice privée des enfants d'un Consul de Suisse en Allemagne.

 

Paul and Cécile se marièrent à Neuchâtel le 30 juillet 1932, et après quelques années à Bevaix, ils déménagèrent à Neuchâtel où tout deux enseignaient à l'école secondaire.  Ils ont eu cinq enfants, et retournèrent plus tard à Bevaix où Cécile est décédée en 1987, dans la soirée suivant le baptême de deux de ses petits-enfants.  Paul logea plus tard avec une amie de la famille, elle-même veuve, ce qui leur permis à tout deux de rester indépendants au delà de 90 ans.  Suite à une détérioration de leur santé, ils s'installèrent dans un home à Fleurier, et Paul a célébré son centenaire avec ses enfants, petits-enfants et arrière petits-enfants en 2008, avant de s'éteindre en paix quelques semaines plus tard.

 

 

Paul von Allmen and Cécile Roulet sont les grand-parents paternels de Jean-Marc.


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Hans Michel: Buch der Talschaft Lauterbrunnen 1240-1949, Laupen, 1979