Tüller crest

La famille Tüller provient originellement du village de Saanen, près de la fameuse station de ski de Gstaad dans le canton de Berne. C'est une petite famille avec juste 51 entrées dans le directoire suisse des numéros de téléphone.


Le nom d'une branche ancienne d'émigrants de la famille aux USA a été anglicisée en Diller. Nous avons également trouvé les orthographes Tuller, Tueller, Thuler et Thueller.



 

Notre branche de la famille est originaire de Zweisimmen, à courte distance de Saanen, et nous l'avons retracée jusqu'à Hans Tüller et sa femme Margreth Bramhasen (or Hasen), qui se sont mariés le 1 février 1679. Ils ont eu huit enfants à Zweisimmen, et après le décès de Magreth, Hans a eu trois enfants supplémentaires avec sa seconde épouse, Barbara Schusi.

 

Le fils aîné de Hans et Margreth, Jakob Tüller, a épousé Barbara Martig, une jeune veuve, à Zweisimmen le 8 juin 1708. Ils ont eu six enfants, y compris un autre Jakob, qui a épousé Elisabeth Steck le 12 février 1741, et a émigré dans le canton de Neuchâtel, où il a tenu une petite ferme près de Boveresse.

 

Jakob et Elisabeth ont eu onze enfants, tous nés sur les montagnes en dessus de Boveresse, et tous baptisés là-bas ou dans l'un des villages voisins. Leur septième enfant, Christian Ludwig (ou Christ Louis) a épousé Rose-Marie Rochat le 4 mars 1781 à Romainmôtier, juste au-delà de la frontière dans le canton de Vaud voisin.  Rose-Marie était née à Valeyres le 12 avril 1761.

 

Christian et Rose-Marie ont eu six enfants, dont un est décédé très jeune. Leur second enfant, Jaques Frédéric Tüller, est né à Buttes le 27 juin 1788, et a épousé Esabeau Mélanie Prisi à St-Sulpice le 1 juilet 1826. Elle était née à Travers le 6 juillet 1796, quoique ses ancêtres étaient également du canton de Berne. 

 

Jaques et Esabeau ont eu juste un fils: Louis Frédéric Tüller (connu comme Frédéric), qui est  né à St-Sulpice le 3 mai 1831.  Il était fermier, dans une ferme appelée "La Bolène" aux Rochats, près de Bullet dans le canton de Vaud et avait une étable au Creux-du-Van où ses bêtes passaient les mois d'été. Il a épousé Louise Thévenaz (née à Bullet le 8 Juillet 1832) le 20 mai 1854. 

 

Frédéric et Louise ont eu quatre fils, et le plus jeune, Louis Auguste Tüller, est né le 4 août 1866. Louis a perdu un oeil, enfant, quand il a trébuché alors qu'il était en train d'aiguiser un bois avec son couteau de poche. Il était menuisier charpentier ébéniste et a acquis son expertise en faisant le "petit Tour de France" et en travaillant pour différents maîtres et patrons français. Il appartenait à l'ordre des "Compagnons", et ne pouvait pas se marier avant d'avoir terminé sa longue période d'apprentissage. 

 

Le compagnonage s'organisat dès le XVe siècle en dehors des confréries et des corporations.  Les Compagnons s'unissaient par métiers. Ils n'étaient admis à pénétrer au sein de l'organisation qu'après un temps de probation et devaient subir une initiation, souvent inspirée du cérémonial catholique et apparentée avec celui de la franc-maçonnerie, qui lui emprunta ultérieurement une partie de sa terminologie.  Au cours de son Tour de France, le Compagnon reçevait dans chaque ville une aide fraternelle; logement, nourriture, emploi.  Les Compagnons s'engageaient à ne pas travailler au-dessous d'un salaire minimal; non seulement ils organisaient des grèves, mais ils jetaient l'interdit sur certains patrons et sur certaines villes. Cependant, la division du compagnonnage en organisations rivales et souvent ennemies l'empêcha de jouer pleinement son rôle de défense à l'égard des maîtres. Plus tard, la naissance de la grande industrie et du syndicalisme diminua l'importance des Compagnons.

 

Louis a épousé Fanny Elise Rochat à Bullet le 25 mars 1893. Elle était née à Bullet le 13 novembre 1874, et a été élevée par l'un de ses deux oncles après le décès précoce de ses parents. Ses oncles avaient quelques moyens financiers, car l'un était juge de paix et l'autre notaire. Lorsque Fanny a annoncé qu'elle voulait épouser Louis Tüller, ils se fâchèrent, et lui dire que si elle épousait un "Allemand" ils la déshériterait.  (Quoique la commune d'origine de Louis était dans le canton de Berne, il ne parlait pas un mot d'allemand, et avait un fort accent neuchâtelois! Mais, Berne avait dominé le canton de vaud pendant plusieurs années, ce qui a résulté en un fort ressentiment inter-cantonal.) Fanny s'est donc mariée à l'âge de 18 ans contre la volonté de son tuteur.

 

Louis et Fanny ont eu dix enfants, dont quatre sont morts avant l'adolescence. Fanny est elle-même décédée en 1907 à l'âge de 32 ans, et sa fille aînée, Albertine Jeanne a joué un grand rôle dans l'éducation de ses jeunes frères et soeurs. Après avoir surmonté le chagrin de la mort prématurée de Fanny, Louis-Auguste a épousé Olga Lucie Patthey en 1918, mais les enfants ont trouvé les relations avec leur jeune belle-mère difficile, et la famille s'est bientôt dispersé, soit en se mariant soit en travaillant loin du foyer.

 

Deux des fils de Louis et Fanny ont déménagé en France: l'un d'entre eux perdit complètement contact avec la famille, ayant quitté la famille très en colère, quoique nous sachions maintenant qu'il s'est marié à Troyes en 1929. L'autre, Gaston Albert Tüller, s'est installé à Carcassonne, et a des descendants dans plusieurs parties du pays. Le reste de la famille est resté en Suisse, où la plupart d'entre eux s'est marié et à fondé famille. Albertine Jeanne Tüller a épousé Gustave Henri Huguenin-Virchaux en 1920.

 

Grange de la ferme Tüller, au Val-de-Travers


 

 

Albertine Jeanne Tüller et Gustave Henri Huguenin-Virchaux sont les grand-parents maternels de Jean-Marc.


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