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Au début du 19ème siècle, la principauté de Neuchâtel est devenue un pion sur l'échiquier complexe de l'Europe - mais c'est le peuple qui a eu le fin mot de sa destinée.
In 1798, la Confédération suisse a été envahie par la France, sous Napoléon, mais Neuchâtel a été épargné parce que les français ne voulaient pas d'antagonisme avec la Prusse. Quelques années plus tard, pourtant, la Prusse s'est trouvé affaiblie par la défaite d'Autriche à la bataille d'Austerlitz, et en 1805, Friedrich-Wilhelm III accepta la proposition de céder Neuchâtel à la France et Ansbach à la Bavière en échange de l'électorat de Hanover.
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Pont Alexandre près de Neuchâtel
par Alexandre Girardet | Napoléon accorda la principauté de Neuchâtel au Maréchal Alexandre Berthier, son Chef d'armée, qui ne visita finalement jamais le territoire pendant son court règne. Néanmoins, il montra un intéret réel pour les finances de Neuchâtel et son infrastructure, c'est lui qui est responsable de la construction de plusieurs nouvelles routes reliant le Haut et le Bas de la principauté, et d'un pont majeur traversant la Serrière.
Le Maréchal Berthier a aussi dressé des plans pour développer les forêts, augmentant le nombre de forestiers. Il retira le droit de chasser sans permis pour ses sujets, et limita la saison de chasse. Il ordonna de clôturer les champs cultivés, et interdit d'utiliser les champs comme pâtures après la moisson. Ces changements dans les traditions étaient peu appréciés par ses sujets, quoiqu'ils étaient en train de s'imposer dans toute l'Europe à ce moment là.
| L'action la moins populaire de Berthier dans la principauté a été de lever un bataillon de troupe pour Napoléon, connu sous le nom "Bataillon Berthier" ou le "Bataillon des Canaris" à cause de leurs uniformes jaunes. Les nombre n'ont été atteint qu'avec difficulté, et les citoyens de Neuchâtel ont trouvé dur d'accepter l'absence - et trop souvent la mort - de leurs hommes dans des guerres "étrangères".
| Après la bataille de Leipzig en 1813, l'ultime défaite de Napoléon commença à sembler inévitable, et des manoeuvres diplomatiques commencèrent dans le but de remodeler l'Europe déchirée par la guerre. Le futur de Neuchâtel était l'un des nombreux point irrésolus, et ses citoyens avaient la ferme intention de prendre leur destin en main. La révolution française avait introduit des idéaux républicains dans la principauté, et Neuchâtel s'approacha de la Confédération suisse, demandant d'être ajoutée dans le nouveau Pacte fédéral en cours de discussion. Neuchâtel a été officiellement admise dans la Confederation comme le 21ème canton Suisse en 1814, mais le congrès de Vienne de 1815 décida que Neuchâtel devrait avoir un double statut: Il approuvait la réorganisation de la Confédération, mais en même temps décrétait que Neuchâtel devrait être rendu à la Prusse, faisant de Neuchâtel à la fois une principauté et un canton.
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Monument de la République at Neuchâtel | La période de 1814-1831 représente le chant du cygne de l'Ancien Régime à Neuchâtel: superficiellement, l'ancien ordre a été restauré avec le retour de la principauté à la Prusse, et le gouvernement local (appointé par la Prusse) bloque toute forme de changements démocratiques. Pourtant, sous la surface, le mécontentement augmente, et en 1831, des sympathisants républicains armés sous le commandement d' Alphonse Bourquin occupe brièvement le château. Ils échouent à constituer toute forme de gouvernement provisoir, et furent persuadés de partir par des médiateurs suisses, mais leur tentative a eu l'effet de polariser le canton en camps républicain et royaliste.
L'exemple de Louis-Philippe détroné en France pendant la révolution de février 1848, donna l'élan final nécessaire aux républicains neuchâtelois, et le 1er mars, Fritz Courvoisier mena des troupes du haut du canton dans une marche triomphale à Neuchâtel. Un gouvernement républicain fut installé, mais les royalistes tentèrent une contre-révolution en 1856, et ce n'est pas avant 1857 que la Prusse renonça à ses droit sur Neuchâtel.
Le nouveau gouvernement républicain mis en place des réformes des systèmes fiscaux, de l'éducation et de la justice sous son premier président, Alexis-Marie Piaget.
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| Le 19ème siècle vit la naissance de l'industrialisation à Neuchâtel. Alors que l'économie des villages littoraux dépendait encore lourdement de l'agriculture et de la viticulture, l'industrie commenca a gagner en importance. La production des "indiennes" disparaissait, mais l'horlogerie était en plein essors, au bénéfice du canton. En 1826, Philippe Suchard ouvrit sa fabrique de chocolat à Serrières, et d'autres industriels majeurs s'installèrent comme par exemple la fabrique de métiers à tisser Dubied construite à Couvet en 1864 et la compagnie des Cables électriques de Cortaillod qui a ouvert en 1879.
Des écoles, des institutions scientifiques et littéraires ont été créées, et l'Académie de Neuchâtel (qui deviendra plus tard l'Université) ouvrit en 1838. Le Musée neuchâtelois d'Histoire Naturelle, a été fondé en même temps. Il est l'un des plus vieux de Suisse. Neuchâtel possédait déjà le plus vieux journal francophone du monde, la Feuille d'Avis de Neuchâtel, publiée dès 1738, qui fut rejoint par un second journal, L'Impartial, apparu en 1880.
Après bien des luttes, la première ligne de chemin de fer ouvrit dans le canton en 1857 entre Le Locle et La Chaux-de-Fonds, suivi par une ligne entre Neuchâtel et Le Locle, en 1860. Le réseau s'aggrandit graduellement pour relier le canton à la France, mais il n'y pas eu de voie ferrée en direction de Berne jusqu'à 1901. Les villages du littoral étaient également reliés à Neuchâtel par un système de trams: initiallement tirés par des chevaux, les lignes ont été électrifiées aux alentours de 1897. Funiculaires, trolleybus et autobus ont été ajoutés plus tard au système des transports publiques.
| La croissance économique ralentit avec l'éclatement de la première guerre mondiale, alors que les marchés d'exportations n'étaient plus disponibles, et la crise des années 1930 fut ressentie à Neuchâtel comme ailleurs. Pourtant, la deuxième moitié du 20ème siècle ramena la croissance économique, alors que des méthodes de production plus modernes étaient introduites, et que le canton s'investit dans des industries nouvelles telles que la microtechnologie.
La rivière du Seyon, qui originellement coulait en plein centre de Neuchâtel, a été partiellement détournée et couverte dès 1839. A la fin du 20ème siècle, le trafic routier était devenu un problème majeur à Neuchâtel et le long des rives du lac: sans espace pour contruire une route de détournement entre la ville et la montagne. Un tunnel a donc été ouvert sous la ville de Neuchâtel en 1993, supprimant la plupart des problèmes routiers. Une autre série de tunnels couvre la route entre Neuchâtel and La Chaux-de-Fonds. | |
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